Dans l’énergie de sa mémoire

Par un matin d’hiver, Nico, mon grand frère, décidait d’en finir avec la vie. Il nous laissa donc, notre famille et moi-même, nous débrouiller avec cette brusque nouvelle. Voilà  deux ans que je vis avec ce deuil, et apprends à trouver l’équilibre entre douleur et résilience. J’apprends par exemple à accepter que mes souvenirs d’enfance soient soudainement devenus douloureux. Mais j’apprends aussi à ressentir sa présence quotidienne, et y puiser une force afin de ne pas voir son geste comme un abandon. 

Par un matin d’été, nous sommes partis à douze, en tribu familiale, pour aller découvrir le grand ouest américain que Nico aimait tant, et où probablement il se sentait libre. A trois générations, nous avions besoin de nous retrouver pour partager une aventure guidée par Nico. Non pas sur ses traces, mais dans l’énergie de sa mémoire.  

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